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Fait Marquant : Le Conseil de la Concurrence Persiste et Signe
Confrères, c’est officiel : le Conseil de la Concurrence ne lâche pas prise. Hier, 11 mars 2026, l’institution a publié un rapport cinglant qui appelle explicitement à « repenser le modèle économique des pharmacies » et à « ouvrir le débat sur l’évolution du modèle ». Ce n’est pas une simple observation technique : c’est une prise de position politique déguisée en analyse économique.
Selon Le360, le Conseil dénonce des « dysfonctionnements structurels » du marché pharmaceutique marocain. Traduction : le monopole des pharmaciens d’officine serait un obstacle à la concurrence et à l’efficacité économique. C’est exactement l’argument que les lobbies financiers attendaient pour justifier l’ouverture du capital.
Mais attendez, il y a plus grave. SNRTnews rapporte une « colère syndicale » immédiate après ces clarifications du Conseil. Les syndicats de pharmaciens ont compris le message : c’est un prélude à une nouvelle tentative d’ouverture du capital. Et cette fois, l’institution de la concurrence met son poids institutionnel derrière cette proposition.
Le timing est suspect. Le Conseil de la Concurrence sort ce rapport juste après les rassurances du ministère de la Santé aux pharmaciens. Coïncidence ? Ou stratégie de pression orchestrée pour relancer le dossier par une autre porte institutionnelle ? À vous de juger, confrères.
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Décryptage : Pourquoi le Conseil Attaque Maintenant ?
Analysons froidement cette manœuvre. Le Conseil de la Concurrence prétend que le marché du médicament souffre de « dysfonctionnements structurels ». Mais quels sont-ils vraiment ? Maroc Diplomatique rapporte que le Conseil « révèle les failles du marché ». Mais le rapport ne dit pas que ces failles sont dues au monopole pharmaceutique. C’est une interprétation intéressée.
Voici ce qu’on ne vous dit pas :
- Le marché fonctionne. À 25 milliards de dirhams, le secteur pharmaceutique marocain est dynamique. Les médicaments arrivent aux patients. Les prix, bien que élevés pour certains, sont encadrés par la réglementation.
- Les pharmaciens ne sont pas des obstacles à la concurrence. Ce sont des professionnels de santé qui garantissent la qualité, la traçabilité et la sécurité des médicaments. Ouvrir le capital aux fonds de pension ou aux groupes financiers ne changera rien à ces enjeux sanitaires.
- L’argument économique cache un agenda financier. Derrière le discours sur « l’efficacité du marché », il y a des investisseurs qui veulent transformer les pharmacies en actifs financiers rentables. C’est du capitalisme pur, pas de la régulation sanitaire.
lnt.ma rapporte que le Conseil « appelle à repenser le modèle économique ». Traduction : il appelle à l’ouverture du capital. C’est clair, net, sans ambiguïté.
C’est la taille du marché du médicament marocain selon Le Nouvelliste Maroc. C’est un marché juteux. Très juteux. Assez juteux pour que des fonds d’investissement veuillent y mettre les mains.
Le Conseil de la Concurrence joue le rôle du cheval de Troie. Il utilise le langage technocratique de l’économie de marché pour justifier une privatisation progressive du secteur pharmaceutique. C’est une vieille tactique : faire passer une réforme idéologique pour une nécessité économique.
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En Bref : Les Autres Développements
Libéralisation : le Conseil « signe et persiste ». Consonews résume parfaitement : le Conseil de la Concurrence ne renonce pas. Il double sa mise en proposant une « réforme de la distribution du médicament ».
Réforme proposée. InfoMaroc rapporte que le Conseil « propose une réforme de la distribution du médicament ». Les contours de cette réforme restent flous, mais l’intention est claire : modifier les règles du jeu.
Enjeux économiques. laverite.ma analyse les « enjeux économiques de la modernisation du secteur pharmaceutique ». Traduction : comment rentabiliser davantage ce secteur pour les
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