Le Conseil de la Concurrence Enfonce le Clou : L’Ouverture du Capital des Pharmacies Revient en Force

Veille réglementaire — 13 mars 2026
Le Conseil de la Concurrence relance le débat explosif sur l’ouverture du capital des pharmacies marocaines. Alors que le diagnostic de l’institution suscite des contestations virulentes, les pharmaciens se mobilisent une nouvelle fois. Une bataille qui loin d’être terminée, s’intensifie sur le terrain réglementaire et politique.

Le Conseil de la Concurrence Relance le Débat Explosif

Confrères, c’est reparti. Le Conseil de la Concurrence revient à la charge avec ses recommandations sur l’ouverture du capital des pharmacies marocaines. Deux articles publiés le 12 mars 2026 témoignent de l’intensité du débat qui secoue notre profession : « Pourquoi faudrait-il ouvrir le capital des pharmacies » titre L’Opinion, tandis que LesEco.ma dénonce un diagnostic contesté.

Ce qui est frappant, c’est que le diagnostic du Conseil de la Concurrence ne fait pas l’unanimité. Les critiques pleuvent de toutes parts. Le 12 mars 2026, H24info rapporte que les pharmaciens marocains « montent au créneau » face à ces recommandations. Une mobilisation qui montre que notre profession n’entend pas se laisser faire.

Alerte : Le Dossier n’est Pas Clos

Contrairement à ce que certains croyaient après les assurances du gouvernement, le Conseil de la Concurrence continue de promouvoir l’ouverture du capital. Cette institution, censée défendre la libre concurrence, ne voit dans le modèle actuel des pharmacies que des « limitations » à lever. C’est un signal d’alarme majeur pour notre profession.

Décryptage : Pourquoi Cette Offensive Maintenant ?

Le timing est révélateur. Alors que les grèves de 2025 avaient semblé imposer une trêve, le Conseil de la Concurrence relance le débat par voie médiatique. C’est une stratégie classique : contourner la résistance professionnelle en s’adressant directement à l’opinion publique et aux décideurs politiques.

L’argument du Conseil ? Le modèle actuel des pharmacies « a atteint ses limites ». Traduction : la profession pharmaceutique, en tant que monopole régulé, constituerait un obstacle à la libre concurrence et à l’innovation. C’est une vision purement économiste qui ignore complètement la dimension de santé publique de notre métier.

Voici ce qu’il faut comprendre :

  • Le pharmacien n’est pas un commerçant. Nous sommes des professionnels de santé avec des responsabilités éthiques et déontologiques. L’ouverture du capital transformerait les pharmacies en simples points de vente, soumis à la logique du profit financier plutôt qu’à l’intérêt du patient.
  • Le monopole pharmaceutique protège l’accès aux médicaments. En régulant le nombre de pharmacies et leurs emplacements, le système actuel garantit une couverture territoriale équitable. L’ouverture du capital créerait des déserts pharmaceutiques dans les zones non rentables.
  • La concurrence financière menace l’indépendance professionnelle. Si des fonds d’investissement contrôlent les pharmacies, les décisions cliniques seront dictées par des impératifs de rentabilité, pas par l’intérêt du patient.
Ce que Disent les Sources

Trois articles majeurs publiés le 12 mars 2026 convergent sur un point : le diagnostic du Conseil de la Concurrence est contesté. LesEco.ma parle explicitement de diagnostic « contesté », tandis que L’Opinion et H24info rapportent la mobilisation des pharmaciens. C’est un signal : la profession ne se résigne pas.

En Bref : Autres Actualités du Jour

Industrie pharmaceutique en mouvement : Le 13 mars 2026, Le Nouvelliste Maroc rapporte une progression de l’industrie marocaine au quatrième trimestre 2025. Une bonne nouvelle pour le secteur, mais qui ne doit pas nous faire oublier les enjeux réglementaires majeurs.

Recrutement à l’AMMPS : L’AMMPS recrute 23 postes en 2026. Une opportunité pour les candidats intéressés par l’administration pharmaceutique.

A Retenir : Les Points Essentiels

  • Le Conseil de la Concurrence relance l’offensive sur l’ouverture du capital des pharmacies (12 mars 2026).
  • Son diagnostic est contesté par les professionnels et les médias, qui dénoncent une vision purement économiste.
  • Les pharmaciens se mobilisent à nouveau, refusant de voir leur profession transformée en simple commerce.
  • Le dossier n’est pas clos malgré les assurances gouvernementales de 2025 : c’est une bataille de long terme.
  • L’enjeu est existentiel : il s’agit de préserver l’indépendance professionnelle et l’accès équitable aux médicaments pour tous les Marocains.

Le Mot de la Rédaction : Vigilance Maximale

Confrères, nous devons être lucides. Le Conseil de la Concurrence n’a pas renoncé. Il change simplement de tactique. Au lieu de forcer la main au gouvernement, il cherche à préparer le terrain médiatique et politique pour une future libéralisation. C’est un jeu long, patient, mais déterminé.

Ce qui nous frappe, c’est que trois sources majeures publiées le même jour (12 mars 2026) convergent sur ce sujet. Ce n’est pas du hasard. C’est une offensive coordonnée pour relancer le débat et tester la réaction de la profession.

« Le modèle des pharmacies a atteint ses limites » affirme le Conseil de la Concurrence. Nous disons : c’est faux. Ce qui a atteint ses limites, c’est la capacité de notre système de santé à fonctionner sans les pharmaciens comme rempart contre la marchandisation de la médecine.

Notre position est claire : nous refusons catégoriquement l’ouverture du capital des pharmacies. Pas parce que nous défendons des intérêts corporatistes, mais parce que nous défendons l’intérêt public. Une pharmacie contrôlée par des fonds


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