Tahraoui Fait Marche Arrière : Le Gouvernement Écarte (Enfin) l’Ouverture du Capital des Pharmacies

🔥 Actualité brûlante

C’est officiel : le ministre de la Santé Amine Tahraoui a annoncé hier l’abandon temporaire du projet d’ouverture du capital des pharmacies. Une décision qui intervient après des semaines de mobilisation intense de la profession et qui constitue une victoire majeure pour les pharmaciens marocains. Mais attention, confrères : le mot-clé ici est « pour l’instant ».

Selon les déclarations rapportées par Consonews et H24info du 6 mars, Tahraoui a déclaré que le gouvernement écarte pour le moment cette libéralisation. LesEco.ma rapporte également cette « rassurance » ministérielle.

Mais voilà : ce « pour l’instant » résonne comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Le dossier n’est pas clos, il est juste mis en suspens. Et pendant ce temps, Ahmed Rahhou, figure de proue des partisans de la libéralisation, maintient la pression en déclarant à Medias24 que « ouvrir le capital des pharmacies doit faire partie du débat national ».

📋 Décryptage

Analysons cette situation avec lucidité. Le gouvernement Tahraoui cède, mais pas par conviction. Il cède parce que la mobilisation de la profession a été suffisamment forte pour créer un coût politique inacceptable. Les menaces de grève nationale, la solidarité interprofessionnelle, les prises de position des partis politiques : tout cela a pesé dans la balance.

Cependant, cette victoire tactique ne doit pas nous endormir. Plusieurs signaux d’alerte persistent :

  • Le temporaire n’est pas l’éternel. Tahraoui n’a pas dit « jamais », il a dit « pas maintenant ». Cela signifie que le dossier reste ouvert et que les pressions internationales (FMI, Banque mondiale, lobbies des groupes financiers) continueront de s’exercer.
  • Ahmed Rahhou ne baisse pas les armes. Son appel à un « débat national » est une stratégie de repositionnement. Il prépare le terrain pour une nouvelle offensive, probablement après les élections ou un changement de gouvernement.
  • L’industrie pharmaceutique marocaine cherche ses modèles ailleurs. L’article de Lebrief sur le Maroc comme « hub scientifique de l’Afrique » n’est pas anodin. C’est une vision qui s’accompagne généralement d’une libéralisation des structures de distribution.
  • Les compléments alimentaires à effet pharmacologique restent une zone grise. L’initiative du PPS rapportée par Linformation.ma pour renforcer le contrôle des compléments alimentaires montre que le gouvernement cherche à clarifier les frontières. Pourquoi ? Parce que c’est une porte d’entrée potentielle pour la libéralisation progressive.

En résumé : nous avons remporté une bataille, pas la guerre. Le gouvernement nous dit « attendez », ce qui signifie que les pressions continuent en coulisses. Notre vigilance doit rester maximale.

📰 En bref

Libéralisation du capital des officines : Selon Hespress Français du 7 mars, le ministère de la Santé « calme la colère des pharmaciens » en écartant temporairement ce projet. Une formulation révélatrice : on « calme » une colère, on ne la résout pas.

Débat national sur la pharmacie : Ahmed Rahhou insiste pour que l’ouverture du capital soit intégrée au débat public. C’est une stratégie de légitimation : en normalisant le sujet, on le rend inévitable.

Compléments alimentaires : Le PPS propose un renforcement du contrôle. Cela pourrait sembler positif, mais c’est aussi une opportunité pour redéfinir les frontières entre pharmacie et parapharmacie.

💊 Ce qu’il faut retenir

  • Victoire tactique : L’ouverture du capital est écartée « pour l’instant ». Cela signifie que la mobilisation a fonctionné.
  • ⚠️ Vigilance requise : Le « pour l’instant » n’est pas un « jamais ». Le dossier reste ouvert et les pressions continueront.
  • 🎯 Ahmed Rahhou ne renonce pas : Il appelle à un débat national, ce qui est une stratégie pour normaliser et légitimer l’idée.
  • 🔍 Attention aux contournements : Les compléments alimentaires et la parapharmacie restent des zones grises où la libéralisation pourrait progresser discrètement.
  • 💪 Maintenir la mobilisation : Cette pause ne doit pas nous faire baisser la garde. La profession doit rester organisée et prête à réagir.

✊ Le mot de la rédaction

Confrères, nous avons raison de nous réjouir, mais pas de nous endormir. Tahraoui a cédé du terrain, mais le gouvernement n’a pas renoncé à son objectif. C’est une pause stratégique, pas une victoire définitive.

Ce qui s’est passé ces dernières semaines est exemplaire : quand la profession se mobilise, elle pèse. Les grèves nationales, les déclarations publiques, la solidarité interprofessionnelle : tout cela a créé un coût politique que le gouvernement ne pouvait pas ignorer. C’est la preuve que nous ne sommes pas impuissants face aux lobbies financiers et aux pressions internationales.

Mais nous devons comprendre que cette victoire est fragile. Ahmed Rahhou et ses alliés travaillent déjà à la prochaine offensive. Ils vont chercher à normaliser le débat, à le rendre « technique » plutôt que « idéologique », à le fragmenter (compléments alimentaires d’abord, puis parapharmacie, puis capital des pharmacies).

Notre mission est claire : rester vigilants, maintenir notre organisation, continuer à défendre l’idée que le pharmacien d’officine est un acteur de santé publique, pas un simple commerçant. Que le capital des pharmacies doit rester aux mains de professionnels de santé, pas de fonds d’investissement.

Le gouvernement nous dit « attendez ». Nous, nous disons : continuons à nous mobiliser, continuons à défendre notre profession, et soyons prêts pour la prochaine bataille. Parce qu’elle viendra, c’est certain.


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