Fait marquant : Le 9 avril, c’est demain — et la profession ne plaisante plus
Confrères, c’est officiel : demain matin, 9 avril 2026, les pharmaciens marocains se rassemblent devant le Conseil de la concurrence. Pas une manifestation symbolique. Un sit-in. Une action de rupture.
Selon L’Opinion et L’Observateur, cette mobilisation cible directement le Conseil de la concurrence — l’institution qui, depuis des mois, prépare le terrain pour l’ouverture du capital des pharmacies.
Le message est cristallin : nous ne laisserons pas faire. Pas en silence. Pas en coulisse. Face à face.
Et ce n’est pas une coïncidence si ce sit-in intervient alors que la réforme du médicament s’accélère. Le gouvernement multiplie les annonces — réforme du cadre réglementaire, sécurisation de l’approvisionnement, alignement sur les standards internationaux — mais reste étrangement silencieux sur le point qui tue : qui contrôlera les officines demain ?
Le sit-in du 9 avril n’est pas une première. C’est une escalade. Après des mois de plaidoyer, de rapports, de rencontres, les pharmaciens passent à l’action directe. Le Conseil de la concurrence ne pourra pas ignorer cette présence massive. La question : le gouvernement écoutera-t-il enfin ?
Décryptage : Pourquoi demain change tout
Depuis le rapport du Conseil de la concurrence de 2024, nous savons que l’ouverture du capital est en préparation. Les signaux se multiplient. Les réformes s’accélèrent. Mais jusqu’à présent, la profession réagissait en mode défensif : rapports, communiqués, rencontres discrètes.
Demain, c’est différent.
Un sit-in devant le Conseil de la concurrence, c’est dire : « Vous ne déciderez pas sans nous. Vous ne déciderez pas contre nous. » C’est transformer un débat technocratique en enjeu public. C’est forcer le gouvernement à prendre position — soit avec la profession, soit contre elle.
Et regardez le timing : alors que la réforme du médicament s’annonce comme un cadre plus strict et aligné sur les standards internationaux, le gouvernement prépare en parallèle à ouvrir les officines au capital privé. C’est une contradiction flagrante.
Pourquoi ? Parce que l’ouverture du capital ne sécurise rien. Elle ne modernise rien. Elle privatise les profits tout en socialisant les risques. Les fonds d’investissement achètent les officines, réduisent les marges, ferment les petites structures, concentrent le marché — et c’est l’État qui doit gérer la crise d’accès aux médicaments qui s’ensuit.
« Le citoyen risque de perdre un interlocuteur de confiance, accessible et indépendant » — Mohamed Lahbabi, cité par LesEco.ma
Voilà le cœur du problème. L’officine n’est pas une simple boutique. C’est un service de santé publique. Le pharmacien n’est pas un commerçant. C’est un professionnel de santé. Et cette distinction, le gouvernement semble l’avoir oubliée.
- Un refus catégorique : Les pharmaciens ne négocieront pas sur l’ouverture du capital. C’est un principe non-négociable.
- Une pression politique : Le gouvernement doit choisir : soutenir la profession ou les fonds d’investissement.
- Une mobilisation durable : Ce n’est pas un coup d’éclat. C’est le début d’une campagne.
- Une légitimité accrue : Les pharmaciens ne sont plus seuls. Ils représentent l’intérêt public.
En bref : Les autres dossiers qui bougent
Réforme du médicament : vers un cadre plus strict
Consonews rapporte que la réforme du médicament s’oriente vers un cadre plus strict et aligné sur les standards internationaux. Bonne nouvelle sur le papier. Mais sans clarté sur le modèle économique des officines, cette réforme reste incomplète.
Sécurisation de l’approvisionnement : une priorité affichée
MSN annonce une réforme pour sécuriser l’approvisionnement en médicaments. Louable. Mais qui contrôlera cette chaîne d’approvisionnement demain ? Des pharmaciens indépendants ou des gestionnaires de fonds d’investissement ?
Données de santé et IA : un chantier complexe
Telquel.ma soulève la question des données de santé et de l’IA au Maroc. Un sujet crucial pour la pharmacovigilance et la sécurité des patients. Mais encore une fois : qui contrôlera ces données ? Les pharmaciens, garants de la confidentialité, ou les algorithmes des géants de la tech ?
Exercice illégal : tolérance zéro affichée
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