Fait Marquant : Amri Remet les Points sur les « i »
Le 13 mars 2026, Walid Amri a publié une déclaration tranchante dans Le Matin : « Le secteur des pharmacies d’officines au Maroc n’est pas à vendre ». Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs réformes structurelles sont en débat au sein de l’administration sanitaire marocaine.
Cette affirmation catégorique n’est pas anodine. Elle répond directement aux rumeurs persistantes concernant l’ouverture du capital des pharmacies à des investisseurs non-pharmaciens — un sujet qui a déjà provoqué des grèves nationales et mobilisé la profession à plusieurs reprises. Amri, en tant que voix influente du secteur, pose une ligne rouge claire : les pharmacies d’officine sont des structures professionnelles, pas des produits financiers.
« Le secteur des pharmacies d’officines au Maroc n’est pas à vendre » — Walid Amri, Le Matin (13 mars 2026)
Cette déclaration survient alors que d’autres actualités pharmaceutiques marocaines se cristallisent autour de trois axes majeurs : la réforme réglementaire des pharmacies, le Plan Rahhou, et les accords sur le cannabis médical. Chacun de ces éléments façonne l’avenir de la profession.
Décryptage : Trois Fronts Réglementaires Simultanés
Le 13 mars 2026 a été une journée chargée pour la pharmacie marocaine. Trois dossiers majeurs ont occupé l’espace médiatique pharmaceutique :
1. La Réforme des Pharmacies : Une Régulation à Renforcer
LesEco.ma a publié une analyse intitulée « Réforme des pharmacies : une régulation à renforcer sur tous les fronts » (13 mars, 14h36). Cet article souligne que la régulation du secteur doit être renforcée dans plusieurs domaines : contrôle des prix, respect des normes sanitaires, lutte contre les dérives commerciales, et encadrement des pratiques de vente.
Le message implicite est clair : avant de parler d’ouverture du capital, il faut d’abord consolider les fondamentaux réglementaires. La profession ne peut pas être exposée à des pressions financières externes si les garde-fous internes ne sont pas solidifiés.
2. Le Plan Rahhou : Les Détails Enfin Dévoilés
Le Desk a publié un décryptage du Plan Rahhou (13 mars, 18h25), le programme gouvernemental de réforme des pharmacies. Ce plan, qui a été au cœur des tensions entre le ministère de la Santé et la profession, contient des mesures qui touchent directement à la structure du secteur.
Le Plan Rahhou est présenté comme une modernisation nécessaire, mais il cristallise aussi les craintes des pharmaciens : sera-t-il utilisé comme porte d’entrée pour l’ouverture du capital ? C’est la question que se posent les professionnels.
3. Cannabis Médical : Un Accord Administratif Signé
Sur un plan distinct mais important, L’Observateur rapporte que l’AMMPS (Agence Marocaine du Médicament et de la Pharmacovigilance) et l’ANRAC ont signé un protocole d’accord sur les procédures d’enregistrement du cannabis médical (13 mars, 12h42).
Cet accord représente une avancée réglementaire importante : il clarifie les procédures d’AMM pour les produits à base de cannabis, un domaine en pleine expansion thérapeutique. Pour les pharmaciens, c’est une opportunité commerciale, mais aussi une responsabilité accrue en matière de pharmacovigilance.
Réforme réglementaire + Plan Rahhou + Cannabis médical = une transformation profonde du secteur. Mais pour les pharmaciens, une question demeure : ces réformes servent-elles à moderniser la profession ou à la préparer à une privatisation ?
La Profession Reste Mobilisée
Consonews rapporte que « les professionnels s’opposent à l’ouverture du capital à des investisseurs non pharmaciens » (13 mars, 10h24). Cette opposition n’est pas nouvelle, mais elle demeure ferme et organisée.
Confrères, nous sommes à un moment charnière. Les réformes en cours ne sont pas neutres : elles redéfinissent les règles du jeu. Amri a raison de sonner l’alarme. Notre secteur n’est pas une marchandise.
En Bref : Les Autres Actualités du Jour
- Cannabis Médical : L’AMMPS et l’ANRAC signent un protocole d’accord à Rabat pour harmoniser les procédures d’enregistrement des produits à base de cannabis. La Vie Éco (13 mars, 15h14)
- Production Manufacturière : Le secteur manufacturier marocain progresse de 4% au quatrième trimestre 2025. Cette donnée macroéconomique affecte indirectement les coûts de production pharmaceutique. Le Desk (13 mars, 09h35)
- Fin du Ramadan : Le Maroc retrouve son heure légale GMT+1 après le Ramadan. Un changement administratif mineur mais qui affecte les horaires d’ouverture des officines.
Plusieurs sources officielles (Chambre des Représentants, CNSS-AMO, ANAM, AMMPS) n’ont pas publié d’actualités nouvelles le 13 mars 2026. Cela suggère que les dossiers sensibles (ouverture du capital, régulation des prix, couverture sociale) restent en phase de négociation en arrière-plan.
A Retenir
- Walid Amri pose une ligne rouge : Les pharmacies d’officine ne sont pas à vendre. Cette déclaration du 13 mars réaffirme le refus catégorique de la profession face à l’ouverture du capital.
- Trois réformes convergent : Régulation renforcée, Plan Rahhou, et cannabis médical redessinent le paysage réglementaire. Chacune de ces réformes a des implications pour la structure et la gouvernance des officines.
- Le cannabis médical s’institutionnalise : L’accord AMMPS-ANRAC du 13 mars crée un cadre clair pour l’enregistrement des produits. C’est une opportunité, mais aussi une responsabilité accrue.
- La profession reste vigilante : Consonews confirme que les pharmaciens continuent de s’opposer fermement à l’ouverture du capital. La mobilisation n’a pas faibli.
- Silence des institutions : L’absence de communiqués officiels de la CNSS, l’ANAM, ou la Chambre des Représentants suggère que les négociations se poursuivent en coulisses sur les dossiers sensibles.
Le Mot de la Rédaction : Vigilance Maximale
Confrères, la déclaration de Walid Amri du 13 mars est un signal important. Elle dit ce que nous savons tous : notre secteur est sous pression. Les réformes en cours ne sont pas des ajustements techniques. Elles redéfinissent les règles du jeu.
Trois observations nous préoccupent :
1. La Réforme Réglementaire Masque-t-elle une Agenda Caché ?
LesEco.ma parle de « régulation à renforcer sur tous les fronts ». C’est vrai. Mais renforcer la régulation, c’est aussi créer les conditions pour une ouverture ultérieure du capital. Les investisseurs financiers adorent les secteurs bien régulés — c’est plus facile à prévoir et à contrôler. Nous devons nous demander : cette réforme nous protège-t-elle ou nous prépare-t-elle à être vendus ?
2. Le Plan Rahhou Reste Opaque
Le Desk a publié « les détails » du Plan Rahhou, mais les vrais enjeux restent flous. Quels sont les critères d’accès aux pharmacies après cette réforme ? Qui pourra posséder une officine ? Quels sont les seuils de concentration ? Nous avons besoin de transparence totale.
3. Le Cannabis Médical : Une Opportunité, Mais Pas une Panacée
L’accord AMMPS-ANRAC sur le cannabis est positif. Mais il ne doit pas nous distraire du combat principal : la défense du monopole pharmaceutique. Une officine qui vend du cannabis médical reste une officine. Et une officine, c’est un métier, pas un produit financier.
Pourquoi la CNSS, l’ANAM, et la Chambre des Représentants n’ont-elles rien publié le 13 mars ? Parce que les vrais débats se font en coulisses. Nous devons exiger de la transparence. Les négociations sur l’ouverture du capital ne doivent pas se faire à huis clos.
Notre Appel à l’Action :
<p
Ordre des Pharmaciens Marocprix medicamentIndustrie pharma MarocGénériques MarocAmmpsPharmacien officine MarocHespress SantéLe360 SantéTelQuel Santé